La fin des grenouilles…encore…

 

La fin des grenouilles

C’est ma troisième rentrée scolaire en ce début septembre 2016.

Cette année, j’en laisserai un deuxième dans la cour d’école tous les matins.

Les fins d’été depuis que l’école primaire est dans ma vie de mère, je nostalgise pas pire. Et ça n’a pas l’air parti pour s’arranger cette année.

Je n’aime pas les fins en général. Les fins de mes années d’université, je déprimais toujours un peu. Les fins de travail d’été aussi. Mais depuis que les enfants vont à l’école, la fin de l’été marque une étape définitive : c’est la dernière fois que je passais un été avec mes enfants âgés de leurs respectives années. Celui qui s’achève-3, 5 et 7 ans-ne reviendra plus. Déjà l’an prochain ils seront plus grands. Les choses auront changé un peu, mais pas tant que ça en même temps.

Reste que c’est le temps qui passe drètte là devant nos yeux que ces changements de saison nous garrochent en pleines dents.

Et je trouve ça l’fun l’école, pour eux. L’autonomie qui leur grimpe dans le corps peu à peu. Ça fait du bien quand même aussi. De voir qu’il se débrouille pas pire.

Mais l’été Seigneur….Deux mois qui passent « ben que trop vite ». On dirait qu’au début, je me promets un horaire de Premier Ministre, complètement irréalisable, mais convaincu que je ferai tout ça quand même. Comme les congés de maternité….

Et pour eux, c’est fou : c’est long l’été. Alors on vit la même période, mais avec un concept de temps tout à fait différent. Eux c’est long, nous ça passe trop vite.

Je constate donc qu’on aurait quelque chose à retirer de la façon de voir de nos enfants. Le moment présent. Juste le maintenant. Parce qu’on va se le dire, deux semaines avant le début de l’école, on pense tellement à ça qu’on vit déjà comme si c’était fini. Deux semaines, c’est long quand même…c’est comme passer le dimanche à attendre le lundi de travail au lieu de le profiter.

Alors cette année, je vais ravaler ma deuxième série de larmes de rentrée scolaire de maternelle. Parce que ce deuxième, ça lui tente en ti-père d’aller à l’école. Ça aide la mère à l’emmener le premier matin avec son sac à dos trop grand. Et ses nouvelles petites responsabilités, mais si grandes pour lui.

À tous ceux et celles qui vont la vivre cette année, pour la première fois ou la quinzième : bonne rentrée. Et essayer quand même à travers tout ce brouhaha, de profiter.

Du maintenant.

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